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Près d’un logement sur deux sans climatisation atteint 29 °C ou plus

Communiqués de presse22 septembre 2026
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Montréal, le 22 septembre 2026 – Face à la chaleur, 43 % des personnes n’ayant pas accès à la climatisation rapportent que la température de leur logement atteint généralement 29 °C ou plus lors des fortes chaleurs, selon un sondage Léger réalisé pour l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ).

Les résultats montrent également que la capacité à maintenir son logement au frais demeure fortement liée aux moyens dont disposent les ménages :

  • 86 % de la population a recours à la climatisation lors de fortes chaleurs ;
  • Ce chiffre baisse à 78 % chez les ménages ayant un revenu inférieur à 40 000 $ ;
  • Il augmente à plus de 90 % chez les ménages de 80 000 $ ou plus.

Pour le Regroupement des offices d’habitation du Québec (ROHQ) et l’ASPQ, membres de la Coalition québécoise pour un droit à la fraîcheur, ces résultats confirment une vulnérabilité accrue à la chaleur qui continuera de s’accentuer en raison des changements climatiques.

Ils demandent ainsi aux formations politiques de s’engager à accélérer l’adaptation des logements, particulièrement dans les milieux où vivent les ménages plus vulnérables aux effets de la chaleur, et à consolider un réseau de refuges climatiques accessibles.

« Le logement est un déterminant essentiel de la santé : avoir accès à un logement sain, frais et sécuritaire ne devrait pas être un luxe. Lorsque près d’une personne sur deux qui n’utilise pas la climatisation voit son logement atteindre 29 °C ou plus pendant les fortes chaleurs, on doit se demander si nos bâtiments sont réellement adaptés au climat d’aujourd’hui. Les ménages les plus vulnérables ne devraient pas avoir à porter seuls la responsabilité de se protéger de la chaleur extrême », déplore Antonio Ciraciaglino, directeur général du ROHQ.

 

La climatisation ne peut être la seule réponse

La climatisation occupe aujourd’hui une place importante dans les stratégies de protection contre la chaleur mais les résultats montrent aussi ses limites comme stratégie d’adaptation à long terme.
Les personnes sondées identifient elles-mêmes plusieurs limites à la climatisation :

  • 42 % mentionnent sa consommation importante d’énergie ;
  • 41 % soulignent que les personnes qui en ont le plus besoin n’y ont pas toujours accès ;
  • 30 % mentionnent son coût d’achat et d’utilisation.

« La climatisation a évidemment sa place lorsqu’elle est nécessaire pour protéger la santé. Mais si elle devient notre principale réponse à la chaleur, on déplace une partie importante du fardeau vers les individus qui doivent eux-mêmes avoir les moyens de s’équiper et d’en assumer les coûts. Il faut agir en amont et adapter durablement les bâtiments pour prévenir la surchauffe, plutôt que de seulement tenter de la corriger une fois qu’elle est installée », fait valoir Cyril Frazao, directeur santé et climat à l’ASPQ.

 

Les refuges climatiques : un filet de sécurité encore à renforcer

Lorsque le logement ne permet pas de se protéger suffisamment de la chaleur, l’accès à un lieu frais devient essentiel. Or, parmi les personnes qui n’utilisent pas la climatisation, seulement 22 % disent avoir toujours facilement accès à un endroit frais et 36 % disent y avoir souvent accès, tandis que 31 % n’y ont accès que parfois et 11 % jamais.
Divers espaces, selon les populations, pourraient jouer un rôle accru comme refuges climatiques :

  • Les personnes de 55 ans et plus se tournent davantage vers les commerces (64 %) ;
  • Les parents privilégient notamment les piscines, les jeux d’eau, les plages et les autres plans d’eau (83 %), ainsi que les centres sportifs ou communautaires (40 %) ;
  • Les 18-34 ans fréquentent davantage les bibliothèques et les bâtiments municipaux (48 %) que les autres tranches d’âge.

Pour la Coalition, cette diversité plaide pour un réseau de refuges climatiques combinant différents types de lieux, intérieurs comme extérieurs, adaptés aux besoins des populations. D’ailleurs, 51 % des personnes sondées estiment que le gouvernement du Québec devrait en faire davantage pour offrir des endroits frais et sécuritaires pendant les périodes de fortes chaleurs.

 

Du droit à la fraîcheur aux solutions concrètes

Ces résultats s’inscrivent dans la démarche de la Coalition menée au cours des dernières semaines qui révélait que 74 % de la population appuie la reconnaissance d’un droit à la fraîcheur au Québec. Cela signifie garantir à toutes et tous des conditions thermiques sécuritaires et un accès réel à des solutions lorsque la chaleur devient une menace pour la santé et le bien-être.

Les membres demandent donc aux formations politiques de s’engager à :

  • Reconnaître le fardeau de la chaleur et les inégalités d’accès à la fraîcheur, particulièrement pour les ménages et les populations les plus vulnérables ;
  • Mettre en oeuvre une stratégie de refroidissement responsable, qui intègre l’adaptation des logements et des bâtiments, le recours à des solutions passives et efficaces ainsi qu’un réseau diversifié de refuges climatiques accessibles ;
  • Investir durablement dans les solutions collectives permettant de créer des milieux de vie plus frais et plus résilients, en priorisant notamment les logements sociaux et abordables.

« Tout le monde n’a pas le même accès à la fraîcheur, et la climatisation à elle seule ne règlera pas l’enjeu de la chaleur qui s’intensifie en raison des changements climatiques. Nous voulons connaître les mesures que chaque parti compte mettre en oeuvre pour prévenir la surchauffe dans les logements et les bâtiments, améliorer l’accès à des espaces frais comme les refuges climatiques et ainsi réduire les risques pour la santé des Québécoises et des Québécois », conclut M. Frazao.

 

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À propos du Regroupement des offices d’habitation du Québec (ROHQ)

Le regroupement des offices d’habitation du Québec (ROHQ) représente et soutient le réseau des offices d’habitation à travers la province. Il agit à titre d’acteur incontournable dans la pérennité et le développement du logement social et abordable.

 

À propos de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)

L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité. L’ASPQ soutient le développement social et économique par la promotion d’une conception durable de la santé et du bien-être. La santé durable s’appuie sur une vision à long terme qui, tout en fournissant des soins à tous, s’assure aussi de les garder en santé par la prévention. www.aspq.org.

 

À propos de la Coalition québécoise pour un droit à la fraîcheur

Créée en mai 2026 à l’initiative de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), la Coalition québécoise pour un droit à la fraîcheur est une initiative intersectorielle visant à mieux protéger la population face aux risques croissants liés à la chaleur, amplifiés par les changements climatiques.

La Coalition regroupe l’ASPQ, l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et pré-retraitées (AQDR), Bâtiment durable Québec (BDQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Regroupement des offices d’habitation du Québec (ROHQ). Elle est également appuyée par plusieurs partenaires issus de divers secteurs.

 

Contacts

Antoine Léveillée, conseiller aux communications et à la formation

Regroupement des offices d’habitation du Québec (ROHQ)

Cellulaire : 581-983-6146 — Courriel : antoine.leveillee@rohq.qc.ca

Véra Ferret, Directrice des communications et responsable des relations publiques

Association pour la santé publique du Québec

Cellulaire : 450-626-8879 — Courriel : vferret@aspq.org