
Montréal, le 22 septembre 2026 – Face à la chaleur, 43 % des personnes n’ayant pas accès à la climatisation rapportent que la température de leur logement atteint généralement 29 °C ou plus lors des fortes chaleurs, selon un sondage Léger réalisé pour l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ).
Les résultats montrent également que la capacité à maintenir son logement au frais demeure fortement liée aux moyens dont disposent les ménages :
Pour le Regroupement des offices d’habitation du Québec (ROHQ) et l’ASPQ, membres de la Coalition québécoise pour un droit à la fraîcheur, ces résultats confirment une vulnérabilité accrue à la chaleur qui continuera de s’accentuer en raison des changements climatiques.
Ils demandent ainsi aux formations politiques de s’engager à accélérer l’adaptation des logements, particulièrement dans les milieux où vivent les ménages plus vulnérables aux effets de la chaleur, et à consolider un réseau de refuges climatiques accessibles.
« Le logement est un déterminant essentiel de la santé : avoir accès à un logement sain, frais et sécuritaire ne devrait pas être un luxe. Lorsque près d’une personne sur deux qui n’utilise pas la climatisation voit son logement atteindre 29 °C ou plus pendant les fortes chaleurs, on doit se demander si nos bâtiments sont réellement adaptés au climat d’aujourd’hui. Les ménages les plus vulnérables ne devraient pas avoir à porter seuls la responsabilité de se protéger de la chaleur extrême », déplore Antonio Ciraciaglino, directeur général du ROHQ.
La climatisation occupe aujourd’hui une place importante dans les stratégies de protection contre la chaleur mais les résultats montrent aussi ses limites comme stratégie d’adaptation à long terme.
Les personnes sondées identifient elles-mêmes plusieurs limites à la climatisation :
« La climatisation a évidemment sa place lorsqu’elle est nécessaire pour protéger la santé. Mais si elle devient notre principale réponse à la chaleur, on déplace une partie importante du fardeau vers les individus qui doivent eux-mêmes avoir les moyens de s’équiper et d’en assumer les coûts. Il faut agir en amont et adapter durablement les bâtiments pour prévenir la surchauffe, plutôt que de seulement tenter de la corriger une fois qu’elle est installée », fait valoir Cyril Frazao, directeur santé et climat à l’ASPQ.
Lorsque le logement ne permet pas de se protéger suffisamment de la chaleur, l’accès à un lieu frais devient essentiel. Or, parmi les personnes qui n’utilisent pas la climatisation, seulement 22 % disent avoir toujours facilement accès à un endroit frais et 36 % disent y avoir souvent accès, tandis que 31 % n’y ont accès que parfois et 11 % jamais.
Divers espaces, selon les populations, pourraient jouer un rôle accru comme refuges climatiques :
Pour la Coalition, cette diversité plaide pour un réseau de refuges climatiques combinant différents types de lieux, intérieurs comme extérieurs, adaptés aux besoins des populations. D’ailleurs, 51 % des personnes sondées estiment que le gouvernement du Québec devrait en faire davantage pour offrir des endroits frais et sécuritaires pendant les périodes de fortes chaleurs.
Ces résultats s’inscrivent dans la démarche de la Coalition menée au cours des dernières semaines qui révélait que 74 % de la population appuie la reconnaissance d’un droit à la fraîcheur au Québec. Cela signifie garantir à toutes et tous des conditions thermiques sécuritaires et un accès réel à des solutions lorsque la chaleur devient une menace pour la santé et le bien-être.
Les membres demandent donc aux formations politiques de s’engager à :
« Tout le monde n’a pas le même accès à la fraîcheur, et la climatisation à elle seule ne règlera pas l’enjeu de la chaleur qui s’intensifie en raison des changements climatiques. Nous voulons connaître les mesures que chaque parti compte mettre en oeuvre pour prévenir la surchauffe dans les logements et les bâtiments, améliorer l’accès à des espaces frais comme les refuges climatiques et ainsi réduire les risques pour la santé des Québécoises et des Québécois », conclut M. Frazao.
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Le regroupement des offices d’habitation du Québec (ROHQ) représente et soutient le réseau des offices d’habitation à travers la province. Il agit à titre d’acteur incontournable dans la pérennité et le développement du logement social et abordable.
L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité. L’ASPQ soutient le développement social et économique par la promotion d’une conception durable de la santé et du bien-être. La santé durable s’appuie sur une vision à long terme qui, tout en fournissant des soins à tous, s’assure aussi de les garder en santé par la prévention. www.aspq.org.
Créée en mai 2026 à l’initiative de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), la Coalition québécoise pour un droit à la fraîcheur est une initiative intersectorielle visant à mieux protéger la population face aux risques croissants liés à la chaleur, amplifiés par les changements climatiques.
La Coalition regroupe l’ASPQ, l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et pré-retraitées (AQDR), Bâtiment durable Québec (BDQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Regroupement des offices d’habitation du Québec (ROHQ). Elle est également appuyée par plusieurs partenaires issus de divers secteurs.
Antoine Léveillée, conseiller aux communications et à la formation
Regroupement des offices d’habitation du Québec (ROHQ)
Cellulaire : 581-983-6146 — Courriel : antoine.leveillee@rohq.qc.ca
Véra Ferret, Directrice des communications et responsable des relations publiques
Association pour la santé publique du Québec
Cellulaire : 450-626-8879 — Courriel : vferret@aspq.org