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Des défis amplifiés par la pandémie

Des inégalités à mitiger

Nous n’étions pas égaux face à la pandémie. La crise de la COVID-19 a révélé et amplifié plusieurs problématiques sociales et inégalités. Certains citoyen.ne.s ne bénéficient plus de conditions de vie décentes pour leur permettre de répondre à leurs besoins de base et à ceux de leur famille.

Parmi les causes de ces inégalités exacerbées, on note, entre autres :

  • un logement inadéquat ;
  • l’insécurité alimentaire en raison d’un revenu insuffisant ;
  • la persistance d’un statut d’immigration précaire.

De saines habitudes de vie à soutenir

Environ 7 maladies chroniques sur 10 sont évitables par un mode de vie sain. Alors que notre système de soins n’arrive plus à répondre aux besoins, que nos entreprises manquent de bras et que l’on aspire à une vie productive et agréable à tous les âges, soutenir davantage l’acquisition et le maintien des saines habitudes de vie est incontournable.

La pandémie a intensifié ce besoin qui était déjà criant bien avant elle. D’une part, certaines personnes ont eu recours à des stratégies « béquilles » telles que la hausse de la consommation d’alcool (même chez les femmes enceintes), de cannabis, de malbouffe et de temps d’écran pour surmonter les difficultés. D’autre part, l’activité physique a aussi été réduite pour plusieurs. Non seulement cette pause du mode de vie sain a eu des effets sur la santé physique et mentale de plusieurs, mais certaines « habitudes pandémiques » sont aussi restées.

Enfin, le mauvais cocktail du stress, de l’isolement et de la consommation de substances, en particulier l’alcool, ont aussi joué un rôle dans la croissance de la violence conjugale et familiale, un problème qui s’est révélé particulièrement criant chez les jeunes femmes. La consommation d’alcool doit faire partie des stratégies visant l’acquisition et le maintien de saines habitudes de vie pour en réduire les méfaits.

Des données à partager en toute sécurité

Qu’il s’agisse de gérer une pandémie, de choisir le meilleur aménagement d’un lieu ou d’évaluer la performance du système de soins, il faut des connaissances complètes et à jour pour prendre des décisions éclairées. Ce savoir, qui permet d’être plus efficace et efficient, se développe grâce à des recherches réalisées sur des enjeux qui préoccupent la population québécoise et le gouvernement. Or, nos chercheuses et chercheurs ont présentement des bâtons dans les roues pour nous livrer rapidement les connaissances nécessaires : accéder aux données du gouvernement est long et ardu.

Tout en protégeant adéquatement l’identité des Québécois.es, il est incontournable de faciliter et d’accélérer les processus d’accès aux données anonymisées à des fins de recherche pour faire un meilleur usage de nos ressources publiques.

Une planète à protéger pour rester en santé

La santé humaine est directement liée à celle de l’environnement. La menace des changements climatiques et de l’expansion urbaine est grandissante. La pollution du sol, de l’eau et de l’air, la réduction des milieux naturels et agricoles ainsi que les variations du climat compromettent l’avenir de notre planète et peuvent causer des infections, des problèmes respiratoires, des cancers, des troubles cardiaques, des décès… et d’autres pandémies.

Pour rester en santé physiquement et mentalement, il nous faut un environnement sain.

Des engagements essentiels

La crise de la COVID-19 nous a montré à la dure l’importance de désengorger le système de soins ainsi que la pertinence de la santé publique. Elle a aussi laissé des traces sur la santé mentale et physique des Québécois·es et a révélé et amplifié plusieurs inégalités sociales et de santé. Le prochain gouvernement du Québec devra s’y attaquer.

Restez à l’affût pendant la campagne électorale pour en savoir plus sur les demandes de l’ASPQ et les engagements des principaux partis.

Le 3 octobre 2022, je vote pour la santé durable parce que je veux PLUS DE SANTÉ, PLUS LONGTEMPS, dans un ENVIRONNEMENT SAIN, pour l’ensemble des Québécois·es D’AUJOURD’HUI et de DEMAIN.

Au moment des élections fédérales, la pandémie faisait encore des dégâts majeurs auprès de la population et tout particulièrement auprès de certains groupes plus vulnérables. D’autres crises, comme les maladies chroniques et les changements climatiques, continuaient aussi à menacer grandement notre capacité à soigner la population à court, moyen et long terme. L’ASPQ avait ainsi ciblés les priorités d’action suivantes pour le futur gouvernement : De défis… à engagements essentiels !

Engagements des principaux partis

L’ASPQ a posé les questions suivantes aux principaux partis politiques fédéraux.

Votre parti s’engage-t-il à :

  1. Investir dans des projets, campagnes, programmes et infrastructures visant à soutenir un mode de vie sain et à prévenir les maladies chroniques?
  2. Développer et investir spécifiquement dans une stratégie dédiée à la réduction de la consommation d’alcool et de ses méfaits ?
  3. Mener des initiatives pour garantir des conditions de vie décentes à chaque Canadien.ne en portant une attention particulière aux plus vulnérables ?
  4. Protéger durablement l’environnement :
    a) en assurant l’atteinte des cibles de réduction des gaz à effets de serre ?
    b) en accélérant le verdissement des villes et des établissements publics et en protégeant les milieux naturels ?
    c) en investissant dans les activités de recherche, d’adaptation et de communication en matière de lutte contre les changements climatiques, notamment dans le domaine de la santé publique ?