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Situation au Québec

  • Vers le début des années 80, la population québécoise s’est mise à grossir et les taux d’obésité ont augmenté chez les adultes, comme chez les enfants. La transformation de notre société est responsable de cette montée d’obésité, dont  l’expansion de la restauration rapide; l’abondance de publicité d’aliments peu nutritifs; les emplois moins actifs; les ordinateurs et Internet qui nous incitent à rester clouer devant nos écrans; l’étalement urbain qui amène à utiliser davantage la voiture.
  • En plus, des personnes de tous les poids partagent l’obsession de la minceur. Elle affecte leur santé physique et mentale et les met à risque de tomber dans le piège de l’industrie de la minceur. Dans certains cas, la culture de la minceur et la crainte de grossir nourrissent des préjugés qui entraînent des gestes hostiles, inappropriés et même de la discrimination envers les personnes grosses.

Le poids en chiffres

2,9 milliards $

Coûts annuels liés à l’obésité des adultes québécois

1 707 200

Nombre d'adultes québécois obèses en 2017

16 %

Pourcentage de femmes de poids normal qui tentaient de maigrir en 2014-2015

Le saviez-vous?

  • Nos gènes sont uniques : différentes formes et grosseurs de corps ont toujours existé naturellement.
  • L’obésité et un tour de taille élevé augmentent la probabilité de développer des maladies comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et plusieurs types de cancer.
  • La plupart des moyens pour perdre du poids sont inefficaces à long terme : 95% des personnes qui en utilisent reprennent le poids perdu dans les cinq années suivant la perte de poids. Il est essentiel de miser sur la prévention de l’obésité !
  • Depuis 2008, nous chapeautons la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids) dont le mandat est de transformer les milieux de vie des Québécois pour qu’il soit plus facile et plus agréable de manger sainement et être actif tous les jours. Faites comme des centaines de personnes et organismes, appuyez la Coalition gratuitement.
  • Tenter de maigrir peut nuire à votre santé physique et mentale. Il faut éviter les pièges de l’industrie de la minceur.
  • Quel que soit votre poids, vous pouvez améliorer votre santé et avoir plus d’énergie en adoptant un mode de vie sain.
  • La stigmatisation et l’intimidation liées au poids sont fréquentes et inacceptables.
  • L’offre de malbouffe autour des écoles nuit aux efforts de promotion de saine alimentation dans ces milieux

Stigmatisation à l’égard du poids : un changement de regard s’impose!

  • L’intimidation à l’égard du poids dans les écoles du Québec est un phénomène répandu. Elle peut affecter la performance scolaire et avoir de nombreuses conséquences sur la santé physique et mentale des jeunes telles que :
    • symptômes dépressifs et anxieux ;
    • comportements alimentaires malsains ;
    • baisse de l’estime de soi ;
    • mauvaise image corporelle;
    • diminution de l’activité physique ;
    • isolement social.

Certains de nos projets ont permis d’identifier et de partager des actions prometteuses aux milieux scolaires pour lutter contre la stigmatisation.

Au primaire

Portrait de la situation

  • Un sondage ASPQ-Ipsos mené en juin 2019 a confirmé l’ampleur du problème de la stigmatisation et de l’intimidation à l’égard du poids chez les enfants de 6 à 12 ans. On y apprend notamment que :
    • 1 parent sur 3 est inquiet que son enfant soit victime d’intimidation;
    • près de 2 parents sur 5 indiquent que l’un de leurs enfants a été intimidé en raison de son apparence;
    • 1 parent sur 10 a eu connaissance que son enfant a insulté, s’est moqué, a fait des plaisanteries ou a menacé un camarade de sa classe ou un autre élève;
    • 1 parent sur 10 rapporte que son enfant a déjà refusé d’aller à l’école pour éviter d’être intimidé;
    • la recréation, le dîner et après les classes, incluant lors du service de garde, sont les moments les plus propices à l’intimidation.

Solutions

  • L’intimidation est un phénomène de groupe : l’action ou l’inaction des autres enfants influencent la poursuite ou l’arrêt des gestes. Par exemple, lors d’un épisode d’intimidation, l’enfant témoin peut :
    • rester passif ;
    • se joindre à l’intimidation ;
    • encourager l’enfant qui commet l’intimidation ;
    • prendre la défense de l’enfant qui subit l’intimidation ;
    • signaler la situation à un enseignant ou un membre du personnel.
  • Par conséquent, au-delà des actions directes et individualisées auprès des enfants qui subissent ou qui commettent de l’intimidation, une approche qui touche à l’ensemble de l’environnement scolaire est souhaitable.
  • Avec l’appui de plusieurs experts et collaborateurs, nous avons réalisé un guide destiné aux enseignants et aux intervenants scolaires. Parmi les 18 stratégies prometteuses de prévention et d’intervention identifiées, on retrouve notamment celles-ci :
    • sensibiliser et informer l’équipe-école sur la diversité corporelle et les préjugés liés au poids;
    • réaliser avec les élèves des ateliers sur l’image corporelle et le respect des différences;
    • lors d’une situation d’intimidation, vérifier les conséquences de la situation sur les témoins, en s’attardant notamment à leur propre perception corporelle et à leur sentiment de sécurité à l’école.

Consultez notre guide pour découvrir plusieurs autres stratégies et conseils. Partagez-le aussi à la direction ou au conseil d’établissement de l’école primaire de votre quartier pour contribuer ainsi à la lutte contre ce phénomène.

Au secondaire

Portrait de la situation

  • La stigmatisation et l’intimidation liées au poids sont très présentes au secondaire. Notre étude, menée en 2013-2014 en partenariat avec l’Université du Québec en Outaouais, montre que:
    • 59 % des jeunes de 14 à 18 ans considèrent que les élèves de leur école se font traiter de tous les noms, taquiner ou intimider par rapport à un surpoids;
    • 37 % des jeunes croient que le poids est la raison principale pour laquelle les jeunes se font intimider à l’école;
    • 47% des élèves intimidés rapportent être devenus obsédés par leur poids.

Pour en savoir plus sur cette étude, consultez notre affiche.

  • Parmi les conséquences néfastes de l’intimidation à l’égard du poids sur la santé physique et mentale des adolescents, on note que les jeunes intimidés adoptent des comportements à risque. Prêtes à tout pour plaire, certaines victimes ont de la difficulté à mettre leurs limites ou à dire non et acceptent de consommer des drogues ou de s’adonner à des pratiques sexuelles à risque.
  • De plus, à cette période de la vie, l’apparence prend beaucoup de place dans la perception des autres. Une personne aura beau être drôle, talentueuse et intelligente, si celle-ci est stigmatisée à cause de son poids, cette caractéristique pourrait injustement balayer tout le reste aux yeux des autres.

Solutions

  • Nous avons développé des guides pédagogiques pour intervenir sur la problématique auprès de jeunes de 14 à 18 ans dans le cadre du cours d’éducation physique et à la santé et du cours d’éthique et culture religieuse. Ce dernier a été aboli en 2020, mais le contenu du guide demeure utile pour les équipes-écoles qui souhaitent développer les compétences associées aux domaines généraux de formation de l’école québécoise.
  • Plusieurs activités peuvent être réalisées pour prévenir les jeunes contre les effets de la culture de la minceur, du modèle unique de beauté et de l’intimidation. Par exemple, il est possible de parler aux jeunes de la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée ou de les inviter à écrire aux médias pour dénoncer le traitement des images ou le manque de diversité. À cette fin, le Guide pour porter plainte contre la promotion du modèle unique de beauté s’avère utile.

ASPQ 2009-2010. Urbanisme et environnement alimentaire autour des écoles,

Malbouffe autour des écoles

  • L’offre de malbouffe par des restaurants-minute et des dépanneurs à proximité des écoles est répandue au Québec. Une analyse de l’INSPQ indique qu’il y a 50 % plus d’élèves qui consomment de la malbouffe le midi lorsqu’ils ont accès à deux restaurants-minute ou plus dans une zone de 750 mètres autour de l’école. De plus, cela nuit aux efforts des écoles secondaires pour éduquer les jeunes et mettre en œuvre leur politique alimentaire.
  • Pour évaluer la capacité des municipalités québécoises d’intervenir, nous avons mené un projet pilote en 2009-2010 à Lavaltrie, Gatineau et Baie-St-Paul, en collaboration avec le Réseau québécois villes et villages et la Coalition Poids.
  • Nos objectifs visaient à :
    • Étudier la possibilité d’utiliser les règlements d’urbanisme pour interdire l’implantation de nouveaux restaurants rapides autour des écoles;
    • Mieux connaître les considérations juridiques, urbanistiques et politiques entourant la mise en œuvre de telles mesures.

Les informations recueillies ont été rassemblées et publiées dans un guide pratique intitulé La zone-école et l’alimentation: des pistes d’action pour le monde municipal [hyperlien]. Le guide est aussi disponible en anglais – The School Zone and Nutrition: Courses of Action for the Municipal Sector.

  • Pour en savoir davantage sur notre démarche, consultez :
    • Notre communication affichée résumant la recherche-action: affiche
    • Le rapport des conclusions et retombées Urbanisme et environnement alimentaire autour des écoles : une réglementation pour limiter l’implantation des restaurants rapides;
    • La liste de nos comités de travail et nos partenaires de projet.

Nos objectifs

Sensibiliser sur les saines habitudes de vie, les risques des méthodes et produits amaigrissants, la surconsommation de boissons sucrées et l’importance de boire surtout de l’eau.

Conseiller les décideurs sur les politiques, lois, règlements et mesures qui favorisent la mise en place d’environnements facilitant les saines habitudes de vie et l’encadrement de l’industrie de la minceur.

Surveiller les pratiques publicitaires et promotionnelles illégales de l’industrie alimentaire, des boissons et de l’amaigrissement.

Nos actions

  • Depuis 2008, nous chapeautons la Coalition Poids. Celle-ci mobilise et conseille sur les environnements permettant de faciliter les choix santé et de les rendre attrayants. Pour y parvenir, elle réalise une variété d’outils, d’interventions et d’activités de communications.
  • Octobre 2019 : nous lançons la campagne Méfiez-vous des apparences trompeuses! qui dévoile la face cachée de l’industrie de l’amaigrissement et offre des conseils durables afin de diminuer le recours aux produits, services et régimes minceur.
  • Janvier 2018 : nous donnons le coup d’envoi à la campagne J’ai soif de santé! par la Coalition Poids. Cette campagne vise à promouvoir une saine hydratation en encourageant, normalisant et valorisant la consommation d’eau chez les enfants.
  • Septembre 2014 : lancement de la campagne Changez de regard, qui a été active jusqu’en août 2020.

La stigmatisation à l'égard du poids et ses conséquences sur la santé mentale des jeunes : un obstacle à l'adoption de saines habitudes de vie

Mémoire déposé le 30 novembre 2014 dans le cadre de la consultation publique sur la lutte contre l’intimidation.

Mémoire stigmatisation, ASPQ 2014

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