X

// Nouvelles

Un sondage confirme que la pandémie modifie les habitudes de vie et la consommation d’alcool et de cannabis des Québécois

Version PDF

Montréal, 8 avril 2020 – Au lendemain de la Journée mondiale de la santé, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) souligne qu‘en plus des milliers de personnes qui sont ou seront directement touchées par la COVID-19, cette pandémie pourrait aussi affecter la santé à long terme de nombreux Québécois.

Ainsi, l’ASPQ dévoile aujourd’hui les résultats d’un sondage sur l’évolution de certains comportements liés à la santé depuis l’annonce de l’état d’urgence sanitaire et des premières mesures de confinement, le 13 mars dernier. Mené par la firme Léger du 27 au 29 mars auprès de 1001 adultes Québécois, le sondage révèle des changements au niveau de leur consommation d’alcool, de cannabis et de malbouffe; de leur pratique d’activité physique ainsi que de la qualité globale de leur alimentation et de leur sommeil.

« Notre sondage confirme que la pandémie a chamboulé les habitudes de vie de nombreux Québécois. Si certains ont maintenu voire amélioré leurs comportements en matière de santé, plusieurs ont désormais des habitudes qui pourraient affecter davantage leur santé à court, moyen ou long terme. Plus que jamais, il est essentiel de prendre soin de nous ! », indique Me Marianne Dessureault, porte-parole de l’ASPQ.

Alcool et cannabis

Faits saillants du sondage :

Parmi les consommateurs de cannabis :

  • Près d’1 Québécois sur 3 (29%) consomme plus de cannabis depuis le début de la crise :
    • 13% beaucoup plus;
    • 16% un peu plus.
    • 16% prennent moins de cannabis qu’avant la mi-mars;

Parmi les consommateurs d’alcool :

  • 6 Québécois sur 10 n’ont pas modifié leurs habitudes;
  • Plus d’1 Québécois sur 5 boit davantage :
    • 3% beaucoup plus;
    • 19% un peu plus.
  • 1 Québécois sur 6 a réduit sa consommation (17%).

« Si la consommation de cannabis et d’alcool de certains Québécois est demeurée stable ou a diminué; pour plusieurs d’entre eux, elle a augmenté dans les débuts de la période de confinement.  On peut penser qu’il s’agit d’une réaction au stress ou d’un moyen de se divertir et que, par conséquent, cette situation pourrait être temporaire et revenir à la normale dans les semaines à venir. Toutefois, elle peut mettre un petit nombre de personnes plus à risque de problèmes de santé, de traumatismes ou de dépendance. Il faut explorer d’autres moyens de s’amuser et de se relaxer et demeurer vigilants face à notre consommation de ces substances », insiste Me Dessureault.

Alimentation et activité physique

Faits saillants du sondage :

  • Le quart des Québécois rapporte avoir une alimentation de moins bonne qualité qu’avant;
    • Le tiers des Québécois (31%) indique manger davantage de malbouffe qu’avant la crise;
    • Toutefois, 17% de la population aurait réduit sa consommation de boissons sucrées, bonbons, croustilles et fritures;
  • Près de la moitié des Québécois (44%) a diminué sa pratique d’activité physique;
  • Les jeunes de 18 à 34 ans sont plus nombreux à rapporter une alimentation de moins bonne qualité et une baisse de leur activité physique.

« Avec les mesures de confinement, il semble plus difficile pour la population de maintenir un bon niveau d’activité physique. Sans accès aux modules de jeux, installations sportives et activités de loisirs, les options pour bouger sont évidemment plus restreintes, de même que les déplacements actifs normalement faits entre le travail, l’école et la maison. Certaines familles, qui doivent jongler avec la réalité des enfants à la maison, peuvent aussi avoir des défis de conciliation travail-famille, limitant les occasions d’être actif », indique Corinne Voyer, directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids), une initiative chapeautée par l’ASPQ. « Il est possible de faire des gestes simples pour modifier son milieu de vie et ainsi faciliter le maintien d’une saine alimentation et d’un mode de vie physiquement actif, malgré la crise actuelle », ajoute-t-elle.

Qualité du sommeil

Faits saillants du sondage :

  • La pandémie affecterait négativement la qualité du sommeil de 4 Québécois sur 10`
    • 26% affirment dormir un peu moins bien ;
    • 14% déclarent dormir beaucoup moins bien.

« Sachant l’importance du sommeil sur la qualité de vie et sur plusieurs aspects de la santé comme le maintien d’un bon moral, la pratique d’activité physique et l’alimentation, cette donnée est préoccupante. Il est possible que le sommeil perturbé soit un indicateur du niveau de stress de certains Québécois », explique Me Dessureault.

« Plusieurs études démontrent une association entre le sommeil, les habitudes alimentaires et l’obésité. En effet, le manque de sommeil est associé à une consommation plus élevée de gras », ajoute Mme Voyer.

Des ressources pour soutenir les Québécois!

Anticipant les impacts possibles du confinement et de la pandémie sur la santé globale des Québécois, à court et à long termes, l’ASPQ a regroupé sur son site Web différentes ressources pour aider les Québécois à :

  • Maintenir de saines habitudes de vie;
  • Conserver le moral en se divertissant à partir de la maison;
  • Réduire le stress;
  • Lutter contre la solitude;
  • Trouver du soutien ou de l’aide professionnelle en cas de besoin.

Tout au long du confinement, le site sera régulièrement mis à jour pour y ajouter davantage d’outils ou de services gratuits. Consultez la boîte à idées de l’ASPQ au aspq.org.

« En cette période difficile et stressante, où la grande majorité des Québécois doit s’adapter rapidement à un nouveau mode de vie, l’ASPQ et la Coalition Poids désirent les aider à maintenir leur état de santé pour pouvoir mieux profiter de l’après-crise. Nous proposons ainsi des idées simples, faciles, gratuites et réalistes à intégrer dans le quotidien », conclut Me Dessureault.

À propos de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)
L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité.
L’ASPQ soutient le développement social et économique par la promotion d’une conception durable de la santé et du bien-être. La santé durable s’appuie sur une vision à long terme qui, tout en fournissant des soins à tous, s’assure aussi de les garder en santé par la prévention. aspq.org.

À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids
Créée en 2006 et chapeautée par l’Association pour la santé publique du Québec depuis 2008, la Coalition québécoise sur la problématique du poids réunit près de 700 partenaires qui visent l’adoption de politiques publiques spécifiques à l’égard des problèmes reliés au poids. Elle agit pour favoriser la mise en place d’environnements facilitant les choix santé et la prévention des problèmes de poids. Pour plus de détails, cqpp.qc.ca.

– 30 –

Source :

Jean Alexandre
Responsable des communications – ASPQ
Cellulaire : 514-442-7119
Courriel : jalexandre@aspq.org

Corinne Voyer
Directrice de la Coalition Poids
Cellulaire : (514) 566-4605
Courriel : cvoyer@cqpp.qc.ca