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Situation au Québec

  • Jusqu’au début du XXe siècle, l’accouchement et les relevailles étaient pris en charge par la famille élargie et le voisinage, généralement avec l’aide d’une sage-femme. L’intervention d’un médecin était à peu près absente.
  • La « médicalisation » de la périnatalité, amorcée durant la première moitié du XXe siècle, s’est accélérée après la Seconde Guerre mondiale avec l’avènement de la médecine spécialisée dans les hôpitaux (Laurendeau, 1987), au point d’évacuer à peu près complètement du processus, les sages-femmes et, presque, les femmes elles-mêmes : on les « accouchait endormies » durant les années 1950 et une bonne partie des années 1960.
  • En 1973, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS), qui s’appelait alors le ministère des Affaires sociales (MAS) lançait sa première politique en périnatalité.
  • En 1980, nous avons suscité un large débat autour du thème « Accoucher ou se faire accoucher »[1].

Devenir parent en chiffres

84 200

Nombre de naissances au Québec en 2019

De 3 à 6 mois

Temps moyen nécessaire, après l’accouchement, pour se sentir à l’aise dans les soins à donner à l’enfant et dans son rôle de parent

86 %

Pourcentage des Québécois qui acceptent l’allaitement en public

Le saviez-vous?

  • L’activité physique est généralement recommandée pour les femmes enceintes, car elle améliore :
    • la santé psychologique;
    • la santé physique;
    • le déroulement de l’accouchement [2].
  • Au Québec, la profession de sage-femme a été reconnue et légalisée en juin 1999.
  • Le lait maternel change selon les besoins du bébé et fournit une protection contre différentes infections parce qu’il contient les anticorps de la maman.
  • L’allaitement est bénéfique pour la santé de la mère : il aide l’utérus à reprendre sa forme, libère des hormones qui aident à relaxer et à récupérer et a un effet protecteur contre le cancer du sein et de l’ovaire.

Prévenir le trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF)

  • Septembre est le mois de la sensibilisation à l’alcoolisation fœtale et le 9 du 9, la Journée internationale de sensibilisation au TSAF. Pour en savoir plus, consultez notre bulletin TSAF 2020 et nos divers outils
  • Il est préférable d’éviter de consommer tout type d’alcool, peu importe, le type, la quantité et la fréquence.
  • Il existe des options de breuvages sans alcool, notamment:
    • Bière ou vin sans alcool;
    • Eau pétillante ou aromatisée [3];
  • Lors d’une fête :
    • Prenez aussi votre breuvage dans une coupe, ça devient plus festif!;
    • Apportez votre propre breuvage sans alcool, car même si les hôtes sont pleins de bonnes intentions, ils n’auront peut-être pas prévu d’options pour vous [4]. On n’est jamais si bien servi que par soi-même.

Savoir plus

  • 1990-2000: l’intégration des sages-femmes dans le système de santé
    Dans les années 70–80, l’accouchement à la maison est en progression, des femmes en aident d’autres à donner naissance, certaines se forment elles-mêmes pour le faire.
  • La légalisation de la profession de sage-femme
    Réclamée lors des colloques « Accoucher ou se faire accoucher » en 1980, relayée ensuite par différents groupes sociaux et soutenue par la population, la légalisation de la profession de sage-femme a suscité l’intérêt du gouvernement du Québec une dizaine d’années plus tard. En 1990, le gouvernement du Québec autorise la pratique des sages-femmes dans le cadre de projets pilotes, afin de décider de sa pertinence. Pour réaliser cette expérimentation, sept maisons de naissance sont créées dans diverses régions du Québec.
  • En mai 1999, le gouvernement du Québec se dote d’une loi instituant la profession de sage-femme qui permet son exercice dans tous les lieux de naissance : à l’hôpital, en maisons de naissance et à domicile. Un programme de formation de quatre ans est encore donné à l’Université du Québec à Trois-Rivières [5] et la première cohorte d’étudiantes est diplômée en juin 2003.
  • Les progrès de la médecine ne doivent pas nous faire oublier que la grossesse et l’accouchement sont, avant toute chose, un processus biologique et une expérience humaine marquante. Il faut donc trouver un équilibre afin de préserver le caractère naturel de cet événement et l’aborder avec humanité, tout en profitant des avancées de la science.

Nos objectifs

Sensibiliser les Québécois.es, et plus particulièrement les jeunes femmes, au risque du trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF).

Faire de l’accouchement physiologique le point de référence des pratiques obstétricales et assurer l’autonomie des femmes et des familles dans les prises de décisions qui les concernent.

Conseiller des environnements favorables à l’allaitement maternel.

Nos actions

  • Elles visent l’autonomie des familles, l’utilisation plus judicieuse des technologies médicales, la santé du bébé et de la mère ainsi que l’attachement parent-enfant.
  • Une recherche-action sur le Trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) est actuellement en développement.
  • Nous appuyons la pratique des sages-femmes:
  • 1995-2011 : Remise de prix de reconnaissance :
    • Le Prix Aurore Bégin reconnaît publiquement un projet qui influence positivement la culture de la période périnatale, en considérant celle-ci comme un processus physiologique normal de transformation personnelle, familiale et sociale;
    • Le Prix paternité reconnaît publiquement l’excellence et le caractère essentiel d’un projet qui valorise du rôle du père.

1998

Mémoire déposé par l’ASPQ à l’Office des professions du Québec sur un modèle d’ordre professionnel spécifique aux sages-femmes

Mémoire sages-femmes, ASPQ 1998

2010: Congrès interdisciplinaire - Enfanter le monde

Dans le but de renforcer notre confiance dans la capacité naturelle de porter nos enfants, de les mettre au monde et de les nourrir physiquement, psychiquement et spirituellement, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), en partenariat avec l’Association des omnipraticiens en périnatalité du Québec (AOPQ), le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) et la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) ont organisé ces deux jours de formation et d’échanges sur les pratiques optimales en périnatalité. Ceux-ci se sont tenus au Centre des congrès de Québec les 25 et 26 novembre 2010.

2008 : conférence

Devenir parents : des besoins à connaitre et à reconnaitre.

1993-2000 Journées annuelles de périnatalité

Elles se sont déroulées dans la plupart des régions du Québec. Branchées sur les réalités des parents et des intervenantes, ces journées réunissaient des chercheurs, des membres d’organismes communautaires et des gestionnaires autour d’un thème commun lié à l’organisation des services en périnatalité, pour mieux comprendre, analyser et proposer des actions aux décideurs et planificateurs régionaux. • 2000 - En l’an 2000, branché sur les nouvelles familles québécoises • 1998 - Soutenir la maternité et la paternité sans s’essouffler • 1996 - L’intégration des sages-femmes dans le système de santé québécois • 1994 - Et après : être reconnu et soutenu dans le rôle de parents • 1993 - La Famille au cœur des soins : l'approche intégrée en milieu hospitalier

1980-2000: la suite des colloques "Accoucher ou se faire accoucher"

La revendication de réappropriation du processus de la grossesse et de l’accouchement aura des répercussions dans de nombreux aspects de la périnatalité. «Humanisation» et «Démédicalisation», les deux mots clés de toute cette période, portés par les milieux communautaires pénètrent aussi les milieux professionnels, les CLSC et les centres hospitaliers. La vague d’humanisation se répand dans les milieux institutionnels de la santé. De plus en plus d’intervenant.e.s questionnent leurs pratiques et leurs attitudes. Les salles d’accouchement font progressivement place aux chambres de naissance. Le travail du personnel en milieu hospitalier tend à être réorganisé pour offrir davantage de continuité dans les soins. o 1990 : colloque Au carrefour de la nouvelle périnatalité. o 1980: les colloques "Accoucher ou se faire accoucher" (https://www.aspq.org/documents/file/19-accoucher-ou-se-faire-accoucher-1981.pdf) En 1980, nous avons organisé les colloques « Accoucher ou se faire accoucher ». Plus de 10 000 personnes, dans toutes les régions du Québec, expriment alors leur inquiétude et contestent l’emprise du pouvoir médical sur le corps des femmes. La médicalisation de la grossesse et de l’accouchement, le morcellement et la déshumanisation des soins et des services sont pointés du doigt. L’utilisation d’interventions, notamment chirurgicales, destinées à favoriser la naissance, est critiquée. L’épisiotomie et la césarienne sont particulièrement décriées. Près d’une femme sur cinq accouche par césarienne (1980 = 19,3 %), huit femmes sur dix ont une épisiotomie (1980 = 75 %). De plus, les disparités régionales sont remarquables. Des comparaisons internationales et des données produites par l’Organisation mondiale de la santé permettaient de prendre conscience que le Québec avait des taux d’interventions obstétricales particulièrement élevés, notamment en ce qui a trait à la césarienne et à l’épisiotomie.

1

O’Neill, M., Saillant, F., Pelletier, L., Leclerc, D. & Lepage, L. (1990). La périnatalité au Québec : Une série d’études significatives à plusieurs égards. Service social, 39 (2), 217–234.

La périnatalité au Québec

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